La Foire du Livre Belge

La Foire du Livre Belge
Du vendredi 28 au dimanche 30 novembre 2008, Le Centre Culturel d'Uccle présentera la sixième Foire du Livre Belge.

Plus d'infos sur www.ccu.be

Venez écouter et rencontrer les auteurs suivants :

Jean-Baptiste Baronian, Corine Hoex, Luc de Brabandere, Léa de Belgique, Chantal Bauwens, Yves Sente et Rosinski, Frédéric Jannin et Stephan Liberski, Olivier de Trazegnies, Béatrice Delvaux, Pascal Vrebos et beaucoup d'autres auteurs, Livres, BD, littérature Jeunesse.....

Quelques maisons d'éditions présentes : Les éditions de l'Arbre, les Editions Jourdan, Luc Pire, Ed Le Lombard, Les Impressions Nouvelles, Editions Racine, Ed. Luce Wilquin, Ed. Le Cri, etc. Entrée Gratuite.

Venez nombreux soutenir les auteurs belges édités en Belgique. Je serai présente dès samedi matin pour dédicacer mon livre : "Alzheimer, ma mère et moi" et en parler.
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# Posté le samedi 22 novembre 2008 07:13

88. Le casse-tête IKEA

88. Le casse-tête IKEA
Si un extra terrestre débarque un jour chez moi et souhaite que je l'emmène dans un endroit représentant la société dans laquelle je vis, j'aurai évidemment le choix : magasins, cinémas, restaurants, etc., mais je suis certaine d'une chose : il n'échappera pas à une visite chez IKEA. A première vue il ne comprendra peut-être pas en quoi un magasin de meubles représente le « monde moderne » (cad celui de la consommation et de l'uniformité) mais je promets d'être un guide exemplaire. Et s'il est capable d'arriver à la porte sans rien acheter du tout, et bien c'est que j'aurai vraiment un E.T. devant moi !

Tout le monde sait ce qu'est « un » Ikea sinon c'est vraiment un ET ! Bref, ce magasin suédois a des avantages et des défauts : on peut y trouver des objets de décorations et des meubles jolis et pas chers. OK. Mais, et c'est là que cela devient vicieux, pour arriver à monter ces meubles il faut avoir réussi haut la main son doctorat en mécano ou avoir baigné dans un monde peuplé de bricoleurs depuis l'enfance. Et pour une fille, et bien ce n'est pas gagné, même si elle a vu papa triturer les plombs dans sa jeunesse ou réparer un robinet qui fuit ! En effet, les petites filles reçoivent rarement des boites de maquettes d'avion ou de bateau pour leur Noël mais les petits garçons oui. Evidemment, à l'âge adulte, le garçon et la fille ne sont pas égaux devant les arcanes du labyrinthe que représente cette grande surface alléchante.

Tout commence à l'entrée. Un homme veut acheter un meuble ? Il prend soin de venir avec une grosse voiture. Ensuite il choisit le bon caddie (le plus grand), note l'allée et le rayon dans lequel il trouvera l'article pré choisi sous forme de planches et de boites en cartons et partira enfourner le tout dans son (gros) véhicule.

Une femme veut acheter un meuble ? Elle arrive dans sa teuf de ville mini format, pense rarement à prendre un caddie (ou alors le petit modèle), dévalise le rayon bougies et bibelots divers avant de se pâmer devant un meuble gé-ni-al. Parfois, elle pense qu'elle peut se servir directement dans le rayon mais la vendeuse le lui interdit ! Ensuite, elle note n'importe comment les références de l'article à l'aide d'un mini crayon qui n'écrit pas puis, elle confond le numéro de l'allée avec celui du rayon. Quand enfin, elle a réglé le problème, elle n'arrive pas à transvaser la (grosse) boite dans son caddie, met trois plombes pour la fourrer vaille que vaille dans sa mini Cooper (ou Fiat) ou autre, mais alors elle aura oublié de retirer les sièges marmots qui bouffent toute la place ! De retour chez elle, c'est « bonne chance » si elle trouve une bonne âme pour lui monter son armoire. (Rappelons ici qu'une femme sur trois est célibataire et n'a pas gardé la boite à outils lors du partage des biens !)

Enfin, la plupart du temps, une femme qui n'a pas de conjoint ni un cerveau d'homme (c a d formé d'un tournevis croisé avec une clé anglaise), déprimera devant le meuble élu = même si elle arrive à le ramener chez elle et à décortiquer le mode d'emploi sans s'emmêler dans les 3824 pièces différentes, ce n'est pas certain que celui-ci tiendra sur ses quatre pieds vu qu'il lui manquera la force nécessaire pour tourner les boulons A FOND. Et je sais de quoi je parle.

Ce qui fait que si j'aime aller chez Ikea, j'en sors rarement avec autre chose que des bougies parfumées, des cadres ou vases, voire un plaid ou un couette et des objets déjà montés !
Hier, je voulais offrir une étagère de salle de bain à mon mari. Simple ? Non, pas pour moi. Je me dis ingénument :
─ Le service après vente va me le monter vite fait, ce n'est pas sorcier pour un homme et cela ne lui prendra que dix minutes que je payerai, of course ! Mais non. Ikea est un magasin pour mecs uniquement et n'offre pas de service de « montage de petits meubles pour faible femme ». Ikea est une chaîne machiste : Pas de coucougnettes dans votre vie ? Point de meuble !

Bref, non seulement je me suis étalée à la caisse sous le poids de l'étagère en kit, le tapis, le sommier en lattes et les boites de bougies (pourquoi prendre de caddie puisque je n'avais RIEN BESOIN ?) mais aucun employé du magasin n'a voulu me monter mon étagère pour que je puisse faire une surprise à mon mari. L'un d'eux m'a informé qu'il existait un service de livraison à domicile. Pour une étagère à 79 euros ???

Alors, je voudrais savoir : Quand Ikea se décidera-t-il à offrir un service « montage de petits meubles » pour femmes en détresse ? Je suis certaine que cette offre remporterait un franc succès et créerait de l'emploi ! OK pour les grosses pièces livrées à domicile et assemblées par des mains expertes, mais pourquoi pas ce service rapide pour une simple commode ou une étagère à CD ? Demandez à une femme de monter une table, de viser les charnières et de tenir une porte en même temps et vous comprendrez ce que signifie « sexe faible ». Bref, j'ai abandonné l'idée de l'étagère et j'ai acheté des porte-bouteilles. A monter, mais je l'avais déjà fait précédemment, donc, après trois quart d'heure j'y suis arrivée. Et j'ai bu un coup pour me féliciter.
# Posté le mardi 14 octobre 2008 11:46

87. Politesse enfantine

87. Politesse enfantine
Tout à l'heure, ma petite belle-fille a dit à son père :

─ Papa, je veux voir un DVD de Barbie, tu viens ?

Un rien irrité par l'absence de politesse de la gamine, je suis intervenue et je lui ai fait une leçon d'anti féminisme.

─ Ma choute, si tu veux qu'un homme réponde favorablement à une de tes demandes tu dois la formuler autrement qu'en disant « viens » et « je veux » et surtout, employer les mots magiques. Tu dis :
- Mon petit papa chéri, tu veux bien m'aider à mettre un DV de Barbie ? Cela me ferait très plaisir ; merci. (Autant m'adresser tout de suite à cet enfant dans un français châtié, non ?) Alors l'enfant a pris un air angélique et a répété ma phrase mot à mot.

Evidemment, papa a quitté illico presto son cher PC pour aider la petite.
Après, celle-ci est venue me trouver et m'a dit l'air ravi :
─ Dis, Macha, ça marche les mots magiques !

Et qui est contente ? Moi. Un bon enseignement = 90 minutes de paix.

PS : Un petit rappel perso de mes précieux conseils ne me ferait pas de mal non plus !
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# Posté le dimanche 05 octobre 2008 08:11

86. La Journée sans voitures, oui mais...

86. La Journée sans voitures, oui mais...
On m'a réclamé un article sur la Journée sans Voiture. J'avais plutôt envie de faire un article sur la 15ème Journée Mondiale de la Maladie d'Alzheimer, mais on m'a fait remarquer que j'en parlais assez dans la presse à travers mon livre. Soit, je dirai donc ce que je pense de cette « invention créative » que nous devons aux écolos et rouges de tous bords, même si je suis contre le fait de participer à des débats du style « pour ou contre » : en effet, il y a toujours du bon et du mauvais dans un sujet de controverse.

J'aime les belles idées novatrices et utiles, mais je déteste les extrémistes qui veulent toujours imposer leurs idées (même bonnes) de gré ou de force aux autres qui ne demandent rien. La J sans V est organisée par « Bruxelles-Mobilité ». En soi le terme « mobilité » est déjà amusant, et par la Région de Bxl-Capitale et des 19 communes. OK. A Bruxelles il y les métros, les bus et certains possèdent même des vélos pour se déplacer. Le JT ne manquera pas de nous montrer des familles béates de papa-maman-et-nenfants heureux de se balader au milieu des avenues sans respecter aucun code de la route. Oui mais, quid des enfants handicapés qui ne bougeront pas de chez eux car leurs parents n'ont pas obtenu le fameux sésame pour rouler, quid des personnes âgées hors de Bxl qui ne verront personne (ou dans la capitale avec la famille à l'extérieur), quid des fêtes diverses (anniversaires d'enfants, etc.) ou nul n'ira car le problème de l'entrée ou de la sortie de Bxl se pose ? On m'a répliqué : « y-a-ka aller la veille ou prendre un taxi. » Bon, soit, comme On dit "c'est le but de découvrir Bruxelles autrement". Et on a besoin d'attendre un dimanche SV pour ça ? Les autres dimanches c'est interdit, il faut garder les yeux au sol ? Et j'éviterai de m'étendre sur le volet "sécurité" et le nombre de policiers placés partout en nombres pour "encadrer" cet événement de prix qui coûte à la société ((heures sup, de we, plus de personnel actifs...) et même à ceux qui ne veulent pas de cet événement, comme toujours.

Et pour en revenir au parkings de dissuasion. J'adore ce mot « dissuasion ». Ce terme est quasi interdit pour tout ce qui touche vraiment à la Liberté : quand quelqu'un l'emploie dans le contexte de la délinquance », par exemple, on sort la bannière du « droit à » ou « du droit au » mais quand il s'agit de toucher aux droits des braves gens qui bossent et payent des impôts, alors « dissuasion » est permis !

Ici dans ma périphérie flamande, on a décidé de me dissuader de force ce matin. J'avais besoin d'une salade et je comptais faire un saut chez le légumier qui se situe en dehors des 19 (Zellik) et bien, NON, NIET, demi-tour, omleiding ! Un moment j'ai cru que la Belgique s'était (enfin) séparée en deux pendant la nuit et que la Flandre empêchait ses habitants francophones de rejoindre pour toujours la capitale belge ! J'ai eu peur et j'ai eu devant les yeux des images de familles égarées sur les routes de la Belgique avec des valises et des enfants apeurés au bout des bras. Le grand transfert Nord Sud comme il fut pratiqué jadis entre l'Inde et le Pakistan. Brrrr.

Pour être « dissuadée » je le fus ! Même pas moyen d'arriver à un parking (il n'y en a pas) et pas de transports en vue à moins de 5 km à vol d'oiseau. Merci ! Je n'ai pas de vélo, pas de trottinette ni de patins à roulettes. Le vélo est un moyen de locomotion qui est offert aux petits flamands en cadeau de naissance : chez eux le goût pour le vélo est génétique. Moi je suis bruxelloise de souche depuis trois générations et je n'ai jamais eu de vélo (trop dangereux en ville, sauf une fois l'an).

Donc, j'ai fait demi-tour. Je n'avais qu'à penser acheter une salade hier.

Si j'habitais Bruxelles je serais sans doute heureuse de cette JSV mais je n'irai pas jusqu'à certains bobos égoïstes jusqu'à exiger TOUS les dimanches sans voiture. Plus de cigarette dans les espaces publics, boire ou conduire il faut choisir, plus de bagnoles le dimanche, le vote obligatoire (pour voir élire des gens pour lesquels on n'a pas voté), et quoi encore ? Comme le clame un célèbre club de vacances : « Le bonheur, si JE veux », alors, même si l'idée de faire une pose un ou deux dimanches par an est bonne en soi, l'imposer de gré ou de force, sans consultation au préalable de la population, me déplait. Tout ce qui concerne la vie des gens d'un pays devrait être porté au vote à l'unanimité, une fois l'an, via des référendums. Ca ce serait la vraie démocratie et non cette sorte de « talibanisme » que les gens de gauche ou de droite veulent nous imposer. Bon, pour illustrer l'affiche de la journée : la sucette a du mal à passer !

Je ne peux m'empêcher de valider ce courageux témoignage inspiré et qui met en exergue un aspect que je n'avais pas pris en compte :

Je trouve que l'on devrait faire cette stupidité un jour de semaine, quand les parents doivent déposer leurs gosses à la crèche et ou à l'école et arriver à l'heure au travail plutôt que de les inciter à sortir pour participer à un pique nique sur gazon artificiel !!
Je ne dis pas par là que certains habitués aux transports en commun ne le font pas déjà mais c'est une minorité quand on voit les embouteillages devant les écoles le matin !!
Et surtout faire cela un jour de décembre ou de janvier, histoire de voir l'influence du temps sur ces valeureux écologistes d'un jour de fête !
Il faut réduire la polution dégagée par les voitures et non la largeur des routes, il faut agrandir les parking et non les trottoirs !


# Posté le dimanche 21 septembre 2008 05:34
Modifié le lundi 22 septembre 2008 03:58

85. Ces satanées poubelles

85. Ces satanées poubelles
J'ai déjà relaté mon problème avec les chaussettes qui disparaissaient de manière intempestive entre la machine à laver et le séchoir. Et bien, j'ai aussi un gros souci avec mes poubelles. Bon, elles ne disparaissent pas par combustion spontanée et c'est bien dommage, mais dans mon esprit elles s'effacent virtuellement : une fois remplies à ras bord je les oublie.

Avec le tri sélectif en vigueur depuis de nombreuses années, je place les déchets ménagers dans les sacs jaunes achetés à prix d'or (33 euros pour 20 sacs, d'où la couleur jaune « or » peut-être ?) et tout le plastique dans les bleus (payants eux-aussi). Je n'oublie pas de stocker les papiers et cartons pour le passage du camion (une fois par mois) et si je suis consciencieuse, je fais néanmoins un blocage quelque part : en effet, je zappe régulièrement le jour de relève des poubelles.

Dans ma commune verte et flamande, c'est tous les mercredis pour les jaunes, un mercredi sur deux pour les bleus et le premier mercredi du mois pour les cartons. Simple. Seulement ce n'est pas mon sujet de réflexion préféré et le mardi soir je vais me coucher en oubliant de déposer mon obole sur le trottoir. Ce n'est que le mercredi matin, quand j'entends le « vroum » pas délicat du gros camion que j'évacue un efficace : « M...e ! J'ai encore oublié ces satanées poubelles ! »
Alors, si je suis déjà habillée je cours derrière le camion, sinon je stocke un sac de plus dans mon jardin... en compagnie des autres.

Après deux semaines d'oubli j'en suis à deux jaunes pour trois bleues et six caisses de journaux et cartons. Heureusement que j'ai une cabane de jardin (vous savez, ce genre de petits chalets réservés aux outils mais qui sont toujours remplis de TOUT ce qui ne sert plus dans la maison et qu'on a la flemme d'aller déposer au grand dépotoir ?) ! Seulement, je me demande ce que font les gens qui habitent en appartement ?
Ils pensent à descendre leur poubelle le bon jour ? Ils cochent la date sur le calendrier ? C'est une idée. Mais pourquoi moi je zappe toujours le mercredi ? Enfin, mon mari aussi, cela me rassure. Je devrais noter sur mon agenda aux 52 mercredis : « Poubelles !!!!! » ou demander à mon PC de me signaler, le mardi soir, via une alerte musclée, que je dois penser à mes sacs jaunes et bleus ! Déjà que je trimballe depuis trois jours dans le coffre de ma voiture, un sac rempli de vidanges à jeter dans une bulle à verre !

Tiens, ce serait un petit boulot facile pour des jeunes en mal d'argent de poche : aller de maison en maison et demander aux gens s'ils peuvent descendre les poubelles à leur place moyennant une petite pièce ?
Quoi ? Je suis naïve ? Les jeunes sont fainéants ? Trop gâtés ? Ils ne veulent même plus laver la voiture de leur mère pour 20 euros ? Mince alors. Je sens que je vais encore avoir des problèmes de poubelles pendant longtemps !
# Posté le mercredi 17 septembre 2008 07:28
Modifié le mercredi 17 septembre 2008 07:43